Libre comme l\'Eire

Libre comme l\'Eire

UN JARDIN EN DECEMBRE

Aujourd'hui, le jardin est plus beau quand on le regarde pas. L'hiver l'a assassin. La journe est douce, mais les arbres morts me rendent melancolique. La cascade a mon cot pleure a ma place. Elle chuchote dans sa langue limpide que le Yorkshire me manque.




Il fait frais. En cette saison, la lumiere decline a trois heures, la nuit s'allume a cinq. Curieux, sur la plage de Bray tout a l'heure, le ciel etait printemps et les arbres d'une chaleur d'automne, le vert d'une colline brillait comme dans un jour de juin.


Maintenant le jardin dort. Il profite du silence. A defaut des passants c'est le temps seul qui passe.  Le paysage est triste et pourtant je n'aimerais etre ailleurs.Les ponts flottent immobiles dans le temps suspendu. Nul n'y marche, nul n'y parle en badinant, les rires des enfants en bas age ne couvrent pas le bruit de l'eau.

Je m'endors un peu sur ma plume. Comme les arbres, j'attends que le printemps vienne me rveiller.



14/12/2009
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