Libre comme l'Eire

Libre comme l'Eire

MY NICE FRESH IVY

      Assise parmi les trefles,  l'un d'eux autour du cou, l'odeur de l'herbe coupee invite ma plume sur le papier ombrage de feuilles. Mon gilet de laine offre un duvet a l'herbe humide.

Ecrirai-je sur cette femme touchante a peine rencontree ? Je l'appellerai Ivy, car elle semble accrochee a sa maison comme le lierre a ses murs.

Un sentier de lierre mene a une modeste maison de pierre, derriere les maisons pastel des bourgeois. Elle est petite, charmante, lumineuse telle la plage derriere elle lors d'une marche matinale.

Ivy est ecrivain, ses doigts envahissent le clavier et le texte son ecran. C'est une passionnee, bien sur, elle fretille comme une mome, elle a les yeux humides d'une grand-mere qui sait encore s'emouvoir des richesses du monde. Ses cheveux noir bleute, rammasses, negliges sur le haut de sa tete soulignent ses iris pleurants, un peu de ces vagues qui ondulent tout pres, l'ecume a leurs paupieres. 

Elle pleure et rit en une respiration.

Ses inquietudes en font une mere juive prenant soin de ses bebes a naitre, projets d'ecriture, rendez-vous, petites et grandes nouvelles et travail a plein temps. Sa chaleur la pousse a bondir sur vous dans une etreinte bien connue des anglophones qui vous prennent en affection.

Et j'aime sa chaleur, et j'aime ses inquietudes.

Cette histoire commence avec la derniere replique de Casablanca :

" I think this is the beginning of a beautiful friendship."                                                    



27/08/2009
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