Libre comme l'Eire

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LE CADEAU DE MONSIEUR N.

J'ai deja parle de la chance. Une jeune fille du bureau du logement a Dublin m'a lance "Best of luck ! " l'autre jour, et un irlandais, pour me souhaiter une bonne journee, m'a dit

"Make a prayer and win the lotto."

(Fais une priere et gagne au loto)

Est-ce qu'on doit souhaiter aux autres, plutot que du courage, de la chance ? C'est peut-etre l'epoque qui veut ca. En regardant les infos, on a l'impression d'avoir le choix entre deux destins : finir au chomage a cause de la crise ou mourir du virus du H5N1. Pas etonnant que l'on prie pour avoir de la chance.

Et ce n'est pas seulement le cas de ce cote de la Manche. Un admirateur parisien, qui prefere garder l'anonymat, illustrera mon texte de ce soir.

Nous l'appelerons Monsieur N.

Monsieur N., devant une tasse de the, m'a offert quelque chose.

C'etait un de ces charmants ecrins qui abritent souvent les plus belles bagues de fiancailles.

Je sais ce que vous pensez. Je le pensais aussi.

Mais pas du tout. L'ecrin de Monsieur N. renfermait des billes.

Mais non, rien a voir avec les billes de notre enfance.

C'etaient des petites billes brunes qui, selon la legende, portent chance. Elles etaient invisibles a priori et sans poids, aussi j'ai retourne l'ecrin et les fis tomber. Monsieur N. et moi les avons ramassees a tatons. Je les ai gardees en souvenir de lui et les ai mises au creux de mon portefeuille, comme je porterai bientot autour du cou le trefle du pays qui m'accueille cette annee.

 



15/08/2009
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